
Lutte contre l’immigration clandestine: Le Maroc, partenaire souverain et responsable (source gouvernementale)
Le Maroc a toujours agi en partenaire « souverain, loyal et responsable » dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, a affirmé, lundi à Rabat, une source gouvernementale, soulignant que la gestion de la migration est une « responsabilité partagée » dans laquelle le Maroc a « toujours assumé sa part ».
« Le Maroc n’a jamais rien fait sous la pression, ni agi par obligation ou sous le coup du chantage », a martelé la même source, affirmant que « l’engagement et la responsabilité ont toujours été les motifs de notre action ».
Elle a, dans ce sens, soutenu que la migration est « un phénomène complexe où chacun doit assumer ses responsabilités », ajoutant que « nous assumons les nôtres pleinement ».
Cet engagement se manifeste à travers « des résultats visibles de tous, même si, parfois, on les prend pour acquis et l’on ne mesure plus l’exploit qu’ils représentent », a fait observer la source gouvernementale. D’autre part, elle a affirmé que « nous ne sommes ni le gendarme ni le concierge de l’Europe; nous sommes un partenaire souverain, pas un sous-traitant » en matière de gestion de la question migratoire, tout en s’interrogeant si le modèle de gestion actuel est viable et adapté au nouveau contexte.
La même source a regretté que les événements de Sebta soient exploités pour des bénéfices électoraux et des règlements de compte politiques, notant que « lorsque la crise battait son plein, sous le poids d’une couverture médiatique sensationnaliste et alarmiste, nous avons entendu les commentaires les plus haineux et les analyses les plus folles ».
« Nous avons vu à quel point certains acteurs politiques ont été en deçà du moment historique, et combien ils ont été décevants dans leur réaction », a-t-elle déploré, tout en se disant très choquée non seulement par l’absence de vision, mais par la forte myopie stratégique de certains et l’instrumentalisation politicienne d’autres.
Aujourd’hui, après avoir constaté cette absence de rigueur, ce manque de recul sur le partenariat, voire même l’absence de toute volonté de faire la part des choses, « nous arrivons à une conclusion claire : les règles d’engagement doivent changer! », a-t-elle insisté.
Il faut que ce soit clair dans tous les esprits: « le Maroc protège son territoire, mais personne ne le fait à sa place ».
« Chacun doit assumer ses responsabilités », a rétorqué la source gouvernementale, soulignant, par ailleurs, que les règles du partenariat doivent être mises à jour.
Il faut remobiliser les volontés politiques; restituer la clarté et la prévisibilité au cœur du dispositif; réhabiliter la confiance et la responsabilité, et recadrer les règles d’engagement.




