Politique

CPS de l’UA: le Maroc place l’action humanitaire au cœur de sa coopération africaine (diplomate marocain)

L’Ambassadeur Représentant permanent du Maroc auprès de l’UA et de la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi a souligné, mardi devant le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine (CPS de l’UA), que l’engagement humanitaire constitue le cœur de la politique étrangère et de la coopération africaine du Royaume, conformément à la vision du Roi Mohammed VI.

Le Royaume ne ménage aucun effort pour contribuer à atténuer les crises humanitaires, où qu’elles soient en Afrique, a affirmé M. Arrouchi qui s’exprimait lors d’une séance publique du CPS de l’UA sur les réfugiés, les personnes déplacées internes (PDI) et l’aide humanitaire en Afrique.

Le diplomate a relevé que l’action humanitaire du Maroc ne se limite pas aux aides d’urgence ou à la mise en place des hôpitaux de campagne, mais s’inscrit dans une vision globale, axée sur des actions durables pour soulager les populations touchées, faisant savoir que cette approche repose aussi sur le co-développement, le partage d’expertises et la mise en commun des bonnes pratiques.

Cette approche inclut également la lutte contre les effets du changement climatique et de la désertification, dont les conséquences humanitaires se traduisent déjà par une augmentation du nombre de réfugiés climatiques sur le continent, a-t-il expliqué.

En outre, l’ambassadeur a réaffirmé que le Maroc considère que les réponses humanitaires en Afrique doivent s’inscrire dans une approche intégrée et multidimensionnelle, associant action humanitaire, prévention des conflits, médiation, consolidation de la paix et développement, afin de traiter durablement les causes profondes des déplacements forcés.

Le diplomate a d’autre part mis en exergue la nécessité de renforcer les capacités africaines d’anticipation, de prévention et de réponse aux crises humanitaires futures, notamment celles liées aux effets du changement climatique, à travers le développement de mécanismes d’alerte précoce, de préparation et de résilience adaptés aux réalités du continent.

Dans ce sens, il a souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de transparence, de redevabilité, de contrôle et d’évaluation de l’action humanitaire en Afrique, afin de garantir que l’aide parvienne effectivement aux populations concernées et de prévenir toute forme de détournement, de manipulation ou d’exploitation des ressources humanitaires.

Par ailleurs, M. Arrouchi a rappelé que l’Afrique traverse aujourd’hui une situation humanitaire particulièrement préoccupante, marquée par la succession de vagues humaines inédites fuyant les affres des conflits et les périls engendrés par les multiples chocs climatiques, le ralentissement de l’activité économique et la montée de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition dans plusieurs régions du continent.

Cette situation a créé des besoins humanitaires d’une ampleur exceptionnelle, auxquels la réponse collective est restée, à bien des égards, insuffisante et peu efficace, en raison de contraintes à la fois nationales, régionales et continentales, a-t-il dit.

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