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La fièvre marocaine : quand le monde se pare de rouge et de vert.

Par REGHAI Yasmina

Il y a des amours qui naissent discrètement. D’autres qui éclatent au grand jour, sans prévenir. Et puis il y a cette étrange histoire qui semble s’écrire depuis quelques années entre le Maroc et le reste du monde.

À quelques jours de la Coupe du Monde, les images se multiplient. Dans certaines villes américaines, des stations de métro arborent les couleurs du drapeau marocain. Rouge éclatant, étoile verte fièrement dessinée. Un symbole qui aurait semblé improbable il y a encore une décennie. Aujourd’hui, il intrigue à peine tant il paraît naturel.

Que se passe-t-il donc ? Le Maroc serait-il devenu la nouvelle coqueluche de la planète ?
La question mérite d’être posée.

Depuis l’épopée historique des Lions de l’Atlas au Qatar, quelque chose a changé dans le regard porté sur le Royaume. Le Maroc n’est plus seulement cette destination touristique aux mille couleurs ou cette terre de traditions millénaires. Il est devenu un récit. Une histoire inspirante. Celle d’un pays capable de surprendre, de fédérer et parfois même d’émouvoir.

Les exemples se succèdent. Dernière image en date : ce défenseur norvégien qui, au terme d’une rencontre, a pris dans ses bras les joueurs marocains avec une sincérité désarmante. Pas de calcul diplomatique. Pas de communication millimétrée. Juste un geste simple, humain, chaleureux. Un câlin collectif qui vaut parfois tous les discours.

Reghai Yasmina
Reghai Yasmina
Car c’est peut-être là que réside le secret de cette « fièvre marocaine ». Le Maroc ne séduit pas uniquement par ses performances sportives. Il touche par son humanité. Par cette capacité à créer du lien là où d’autres dressent des frontières.
Le football y est certainement pour beaucoup. Mais il n’explique pas tout.

Il y a aussi cette diaspora qui rayonne aux quatre coins du globe. Cette jeunesse qui assume son identité tout en restant ouverte sur le monde. Cette image d’un pays qui avance sans renier ses racines. Alors oui, parlons d’amour.

Pas d’un amour aveugle ou excessif. Pas d’une passion éphémère nourrie par les tendances des réseaux sociaux.

Parlons plutôt d’une affection sincère. D’une curiosité bienveillante. D’un respect qui se construit match après match, projet après projet, rencontre après rencontre.

À force de tendre la main, le Maroc récolte aujourd’hui des accolades. Et si les drapeaux marocains flottent désormais dans les métros américains, ce n’est peut-être pas seulement pour célébrer une compétition sportive.

C’est peut-être parce qu’au-delà du football, le Maroc est devenu une émotion.

Et les émotions, elles, voyagent beaucoup plus loin que les frontières.

Votre chroniqueuse marocaine et fière de l être!!!

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