
Par Reghai Yasmina
Il y a des images que l’on regarde sans imaginer qu’elles puissent devenir les dernières d’une vie.
Le football espagnol est aujourd’hui endeuillé par la disparition tragique de Jesús de Miguel, attaquant du CD Tenerife, âgé de seulement 30 ans. Lors d’une rencontre face au FC Andorra, un violent choc avec le gardien adverse, Jesús Owono, venu intervenir loin de sa cage, a brutalement interrompu le cours du match. Transporté à l’hôpital après un arrêt cardiaque, le joueur n’a malheureusement pas survécu.
Au-delà du résultat, des cartons rouges et des décisions arbitrales, une famille vient de perdre un fils, une épouse son compagnon, une petite fille son père.
Et soudain, le football paraît bien dérisoire.
Le gardien a été expulsé. Une enquête a été ouverte. Les circonstances du drame devront être examinées avec rigueur. Mais il serait injuste de transformer immédiatement cette tragédie en procès public. Un accident sur un terrain ne doit pas devenir une condamnation sur les réseaux sociaux.
Le football est un sport de contact, d’engagement et parfois de dépassement. Mais aucune victoire ne vaut une vie humaine. Aucune compétition ne devrait nous faire oublier que derrière chaque maillot se trouve un être humain.
Peut-être que cette tragédie devrait nous rappeler une chose essentielle : nous pouvons débattre d’un match, contester une décision arbitrale ou défendre notre équipe avec passion. Mais nous ne devrions jamais perdre notre humanité au nom du sport.
Parce qu’au coup de sifflet final, les scores s’oublient. Les vies perdues, elles, ne reviennent pas.
Votre chroniqueuse, qui croit que l’humanité devrait toujours rester le plus beau des sports.




