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Sahara marocain : l’ONU consacre le plan d’autonomie du Royaume une victoire historique pour la diplomatie marocaine

MANAL RMILI

Après près d’un demi-siècle de négociations et d’attente, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté ce vendredi une résolution historique consacrant le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la base unique, sérieuse et crédible d’un règlement définitif du différend autour du Sahara. À la veille du cinquantième anniversaire de la Marche verte, cette décision marque un tournant majeur dans l’histoire contemporaine du Royaume et dans la trajectoire diplomatique du Maroc sur la scène internationale.

Réunis au siège des Nations unies à New York, les quinze membres du Conseil ont voté à une large majorité ; onze voix pour dont les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée du Sud, le Ghana, le Brésil, la Suisse, Malte, la Slovénie et le Mozambique, trois abstentions (la Russie, la Chine et le Pakistan) et aucun vote contre un fait inédit dans l’histoire de ce dossier. La résolution, enregistrée sous la référence S/RES/2764 (2025), prolonge également le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2026, tout en réorientant sa mission : non plus organiser un référendum d’autodétermination, mais accompagner la mise en œuvre d’une solution politique fondée sur l’autonomie sous souveraineté marocaine.

Pour le Maroc, cette reconnaissance internationale vient couronner un long parcours de constance et de détermination. Depuis la Marche verte de 1975, initiée par Feu Sa Majesté Hassan II, le Royaume n’a cessé d’affirmer la marocanité du Sahara sur la base du droit, de l’histoire et du lien spirituel entre le Trône et les populations sahariennes.

En 1975, la Cour internationale de justice confirmait déjà l’existence de liens d’allégeance entre les tribus du Sahara et la monarchie chérifienne, renforçant la légitimité historique du Maroc. Après des années de conflit, la signature du cessez-le-feu en 1991 sous l’égide de l’ONU donna naissance à la MINURSO, dont la mission initiale organiser un référendum se heurta rapidement à des blocages techniques et politiques. Constatant l’impasse, le Maroc proposa en 2007 une initiative d’autonomie ambitieuse et inclusive, permettant aux populations sahariennes de gérer librement leurs affaires locales tout en préservant l’unité et la souveraineté du Royaume. Cette proposition, soutenue par les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et de nombreux pays africains et arabes, a progressivement imposé le Maroc comme acteur de stabilité et de dialogue dans la région.

La résolution adoptée en 2025 vient ainsi entériner une réalité politique et diplomatique, l’autonomie n’est plus une simple option parmi d’autres, elle devient la référence unique d’un règlement durable. Les grandes puissances ont salué cette orientation. Le secrétaire d’État américain a parlé d’un « vote de la maturité politique», tandis que Paris a qualifié le plan marocain de « base solide et réaliste».

Au Maroc, cette annonce a suscité une immense émotion. Dans toutes les villes du Royaume, de Rabat à Laâyoune, les drapeaux ont flotté et la fierté nationale s’est exprimée spontanément.

Le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie a annoncé que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste et Le glorifie, adresserait un discours à Son peuple fidèle retransmis à 21 h 00 sur les ondes de la radio et de la télévision, afin de célébrer cette victoire historique.

Dans ce discours, le Souverain a proclamé « Nous ouvrons un nouveau chapitre victorieux dans le processus de consécration de la Marocanité du Sahara. Il y a un avant et un après 31 octobre 2025. » Ces paroles solennelles incarnent la continuité d’une vision nationale fondée sur la légitimité, la paix et le développement et résonnent comme un message d’unité à toute la Nation.

Face à cette avancée majeure, le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, a exprimé son désaccord, dénonçant un « recul du droit à l’autodétermination ». Mais les observateurs soulignent que ces réactions, isolées et répétitives, contrastent avec la reconnaissance croissante du projet marocain sur la scène internationale. Alger, qui s’était engagée dans une politique de blocage, voit sa position s’affaiblir face à la dynamique du pragmatisme et du développement incarnée par Rabat.

Sous le règne de Mohammed VI, le Maroc a profondément transformé ses provinces du Sud en pôles régionaux de croissance et d’intégration, développement des infrastructures, construction du port de Dakhla Atlantique, investissements dans l’éducation, la santé et les énergies renouvelables. Ces réalisations concrètes témoignent que le Sahara marocain n’est pas seulement une cause politique, mais un espace de vie, d’investissement et d’avenir.

La résolution onusienne du 31 octobre 2025 consacre donc non seulement une victoire diplomatique, mais aussi une reconnaissance du modèle marocain de gouvernance et de stabilité. Elle symbolise la fin d’un demi-siècle d’incertitude et le début d’une ère nouvelle, où la coopération régionale et le développement durable remplacent la confrontation. En inscrivant cette décision à la veille de la Marche verte, l’histoire boucle la boucle.

Cinquante ans après que des centaines de milliers de Marocains aient marché pacifiquement pour réaffirmer leur souveraineté, la communauté internationale valide, à son tour, la justesse de cette cause. Aujourd’hui, le Maroc peut regarder l’avenir avec confiance, le Sahara n’est plus une question en suspens, mais une certitude reconnue, celle d’un Royaume uni, fort de son histoire et tourné vers son avenir.

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