
Par Reghai Yasmina
Il fallait de la pluie.
Pas pour gâcher la fête mais pour la tester. Et le test est passé haut la main.
Pendant que les averses s’abattaient sur les stades marocains, la pelouse, elle, tenait. Verte. Dense. Impeccable. Comme si elle aussi savait qu’elle était observée par l’Afrique entière… et au-delà.
La CAN 2025 au Maroc n’est pas seulement un événement sportif.
C’est une démonstration tranquille, sans excès de slogans ni besoin de justification.
Des stades modernes, fonctionnels, pensés pour le jeu autant que pour le public.
Des infrastructures qui n’ont rien à envier aux standards internationaux ni à l’Europe, ni ailleurs.
Des systèmes de drainage efficaces, une organisation fluide, une logistique maîtrisée. Même la pluie n’a pas réussi à s’inviter comme excuse.
Ce Maroc-là ne cherche plus à prouver qu’il peut accueillir.
Il accueille, tout simplement. Avec méthode, rigueur et sens du détail. Et surtout, avec cette élégance discrète qui consiste à laisser parler le terrain plutôt que les discours.
Longtemps, on a regardé ailleurs pour parler de modernité.
Aujourd’hui, il suffit de regarder chez nous. Car la modernité ne se résume pas à des façades ou à des promesses.
Elle se mesure à la capacité d’anticiper, d’organiser, de tenir même quand les conditions ne sont pas idéales.
Sous la pluie, les stades marocains n’ont pas flanché.
Ils ont confirmé. La CAN 2025 donne ainsi une image claire d’un Maroc qui avance, investit, structure, et surtout assume sa place sur la scène sportive internationale.
Sans bruit excessif.
Sans arrogance.
Mais avec une certitude désormais difficile à contester :
Le Maroc est prêt. Et il n’a plus rien à envier à personne.
Votre chroniqueuse qui aime quand les faits parlent plus fort que les préjugés.




