
Par Reghai Yasmina
Il y a quelques jours, une jeune figure marocaine connue des réseaux sociaux a secoué l’opinion publique . Dans une annonce devenue virale, elle a affirmé ne plus se considérer musulmane, tout en déclarant croire en Dieu et respecter toutes les religions. Elle a ajouté regretter certaines années de sa jeunesse, marquées par le port du voile, qu’elle associe aujourd’hui à un endoctrinement par des idées conservatrices et idéalistes.
La réaction ne s’est pas faite attendre. Certains internautes l’ont soutenue, saluant son courage de remettre en question des normes imposées et de revendiquer sa liberté de conscience. D’autres l’ont critiquée vivement, accusant ses propos de choquer les valeurs traditionnelles et de heurter la sensibilité religieuse d’une partie de la société. Une plainte a même été déposée au parquet contre elle. La controverse est née, comme souvent, de ce choc entre expression individuelle et codes collectifs. Mauvais timing en ce mois sacré du ramadan???
Comme chroniqueuse, je ne me prononce pas sur les choix spirituels de chacun. Mais je m’interroge sur ce que cette polémique révèle : combien de jeunes vivent encore sous le poids de normes héritées, combien hésitent à affirmer leurs croyances réelles, et combien se sentent libres de s’approprier leur spiritualité sans jugement ?
La question n’est pas de condamner ou d’approuver. Elle est de comprendre. Comprendre que le chemin de chacun vers sa foi ou son absence de foi mérite respect, dialogue et réflexion, plutôt que censure ou stigmatisation.




